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Stéphanie aime L'Ile Saint Denis

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L'actualité immobilière et urbaine de mon ile


Un nouveau prêt à taux zéro pour toucher un plus large public

Publié par Stephanie MICHEL sur 9 Novembre 2015, 17:05pm

Catégories : #Immobilier

Prêt à taux zéro

Prêt à taux zéro

INFOGRAPHIES - Le gouvernement a détaillé aujourd’hui l’élargissement du prêt à taux zéro (PTZ) annoncé en septembre. Pour y avoir droit, les plafonds de revenus sont relevés d’un maximum de 8000 euros pour un couple.

Attendu pour le 1er janvier 2016 et annoncé en septembre, le nouveau prêt à taux zéro a été présenté en cette fin de matinée par la ministre du Logement Sylvia Pinel et le secrétaire d’Etat au Budget Christian Eckert. «Une très grande majorité des ménages primo-accédants seront éligibles à ce nouveau PTZ, renforcé et simplifié pendant deux ans, avec des conditions beaucoup plus avantageuses», a déclaré la ministre lors d’une conférence de presse. Ces mesures qui entre en vigueur pour une durée de deux ans doivent aussi permettre de redonner «de l’emploi et de l’activité au secteur du bâtiment». Voici les points principaux du dispositif.

- Augmentation des plafonds de revenus pour pouvoir prétendre au PTZ. Jusqu’à présent pour décrocher ce prêt un célibataire devait gagner au maximum 22.000 euros en zone C (la moins dense, généralement les communes de moins de 50.000 habitants), 24.000 euros en zone B2 (agglomérations de plus de 50.000 habitants), 26.000 euros en zone B1 (agglomérations de plus de 250.000 habitants) et 36.000 euros en zone A, la plus tendue (région parisienne, Côte d’azur et certaines agglomérations ou communes où l’immobilier est très cher). Désormais, à en croire Le Parisien, ces plafonds seront portés à 24.000 euros en zone C, 27.000 euros en B2, 30.000 euros en B1 et 37.000 euros en zone A. Pour un couple avec deux enfants, ces plafonds sont doublés comme c’était déjà le cas auparavant. Dans le cas de cette famille, le plafond de revenus réalise donc une progression maximale de 8000 euros en zone B1 (passant de 52.000 à 60.000 euros).

- Un prêt couvrant une part plus élevée de l’achat immobilier. Désormais, le PTZ permettrait de financer jusqu’à 40 % du montant d’un logement, alors que le dispositif ne pouvait concerner jusqu’à présent que 18 à 26 % du montant total.

- Un différé de remboursement allongé. les ménages pourront commencer à rembourser ce prêt au bout de 5 ans, 10 ans ou 15 ans, selon leurs revenus. Aujourd’hui cela va d’une absence de différé pour les familles éligibles aux revenus les plus élevés à 14 ans pour les ménages les plus modestes. Pour un couple sans enfants à Brest, avec 3.200 euros de revenus mensuels, l’achat d’une maison à 220.000 euros devient possible sans apport, grâce au différé de 5 ans et à un PTZ de 61.600 euros.

- Une durée de prêt elle aussi plus longue. Elle sera de 20 ans minimum, ce qui réduit le montant des mensualités de remboursement. Grâce à un différé de 15 ans, un couple avec deux enfants à Vesoul qui gagne 2.000 euros par mois pourra acheter une maison à rénover pour 100.000 euros, en réalisant 50.000 euros de travaux.

- Le prêt àtaux zéro dans l’ancien étendu à la France entière. Jusqu’à présent, le PTZ dans l’ancien qui n’était quasiment jamais utilisé ne concernait que 6000 communes rurales. Mais pour en bénéficier reste à effectuer de gros travaux, à hauteur d’au moins 25 % du montant total de l’achat.

Grâce à ces assouplissements et élargissements, le gouvernement affiche désormais un objectif de 120.000 PTZ accordés en 2016. Pour mémoire, il n’y en avait eu que 47.000 en 2014. Evidemment, cette nouvelle formule du PTZ a un coût, de l’ordre de 2 milliards d’euros sur 5 ans pour les finances publiques à compter de 2017, contre 700 millions d’euros pour le PTZ actuel. «Le coût supplémentaire sera donc d’environ 250 millions d’euros annuels, pendant 5 ans», a précisé le secrétaire d’Etat au Budget Christian Eckert. Le pari étant que les gains à tirer de la relance du bâtiment seront supérieurs à ce montant. Reste à espérer que cette enveloppe ne contribue pas à renchérir le coût de l’immobilier comme cela avait déjà été le cas par le passé.

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